erreur orientation

Se tromper d’orientation postbac n’est pas une fatalité

Préparer son parcours d’études et son parcours professionnel lorsque l’on est lycéen est loin d’être simple. Bien qu’il existe une série de dispositifs destinés à accompagner les étudiants dans leur réflexion, en particulier Parcoursup, cette étape reste pour beaucoup une source de stress et d’inquiétude. Les craintes sont diverses : peur de ne pas pouvoir accéder à l’un de ses premiers vœux, déception d’être refusé, angoisse de la liste d’attente… Mais aussi peur de se tromper d’orientation et de « perdre » une année voire plus. Pourtant, une « erreur » d’orientation n’est en rien une fatalité.


Un passage difficile du lycée aux études supérieures

erreur orientationCentrale au cours des dernières années dans le secondaire, la question de l’orientation est problématique pour de nombreux lycéens. Par manque de maturité ou d’envies identifiées, certains choix d’orientation peuvent être effectués sans réelles convictions. Sans surprise, bon nombre d’étudiants concernés voient rapidement leur motivation décroître et l’échec poindre.

De même, la transition entre le lycée et les études supérieures est parfois difficile. À l’université notamment, les étudiants doivent faire preuve d’autonomie, de motivation et d’assiduité pour suivre le rythme. Or cette liberté n’est pas adaptée à tous.
À l’inverse, les BTS, DUT ou prépa, par exemple, offrent généralement un accompagnement fort, à l’image du lycée. Certains étudiants en quête d’autonomie pourront juger cet accompagnement excessif et ne pas s’y retrouver.

Au-delà d’une thématique et d’un parcours professionnel, il est donc important pour chaque étudiant de trouver un modèle d’enseignement supérieur adapté à son fonctionnement.

La réorientation en chiffres clés

Quelques chiffres clés expriment parfaitement la question de la réorientation :

  • Selon France Stratégie, environ 4 étudiants sur 10 se réorientent après leur première année d’études supérieures ;
  • On estime à 20% la part des étudiants se réorientant à l’issue de leur premier semestre ;
  • Près d’1 étudiant sur 10 inscrits sur Parcoursup n’est pas fraîchement bachelier, mais étudiant en réorientation.

Notons d’ailleurs que le désir de réorientation n’est pas le seul fait des étudiants :

  • Plus d’1 cadre sur 2 souhaiterait changer de voie professionnelle.

3 solutions pour se réorienter

En réponse au grand nombre d’étudiants souhaitant repenser leur orientation à l’issue du premier semestre ou de la première année, il existe diverses solutions proposées par les universités, écoles et établissements supérieurs :

Les passerelles entre formations

Grâce au système des passerelles, il est parfois possible de passer d’une formation à une autre sans perdre le bénéfice de sa première année, pour peu que les examens aient été validés. Il est ainsi possible, sous réserve de cohérence entre les parcours, de bifurquer vers une autre licence, en particulier dans les sciences humaines, ou encore de rebondir en DUT ou en BTS.
Cette solution est parfois même possible à l’issue du premier semestre dans des domaines proches tels que la psychologie et la sociologie par exemple.

Les rentrées décalées

Face au nombre important d’étudiants en demande de réorientation, de plus en plus d’établissements supérieurs proposent des rentrées décalées pour une partie de leurs formations. Avec un début des cours généralement en janvier, en février voire en mars, les étudiants désireux de prendre une nouvelle voie trouvent ici une solution leur permettant de rebondir rapidement, sans attendre la rentrée de septembre.

Prendre le temps de la réflexion pour mûrir son projet

Si les solutions existent en cours de première année post-bac, encore faut-il que les étudiants aient identifié un parcours d’études alternatif qui leur conviennent. Or cela peut demander du temps et de la maturité. Il peut donc être intéressant de profiter de l’année entamée pour réfléchir à ses envies, à ses possibilités, à ses limites, et ainsi bâtir un projet d’études et un projet professionnels solides.
À l’instar du Parcours Tremplin proposé au sein de l’IFF Europe, il existe des solutions pour se faire accompagner et rebondir avec plus de force et de conviction.


Se tromper de voie pour commencer ses études supérieures n’est donc en rien une fatalité. En effet, certains jeunes ont besoin de plus de temps que d’autres pour cerner leurs envies, leurs possibilités, et ainsi bâtir un projet de formation et un projet professionnel solides. Et si l’accompagnement à l’orientation proposé au lycée, notamment par le biais de Parcoursup, impose de prendre des décisions avant le bac, il existe des solutions pour repenser son orientation en cas d’erreur de parcours.